falamy's profileMAYANJ AFRO DIT ISAACPhotosBlogListsMore Tools Help

MAYANJ AFRO DIT ISAAC

Frais et disponible, en ascension latérale sur les pentes du Karthala

falamy ene

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SAUVEUR DE LA VEUVE ET DE L'ORPHELIN
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June 25

PLEURS

Pleure homme libre à l’allure renfrognée

Pleure ici-bas, loin de l’heureuse richesse

Pleure sans regret les mondes de jadis

Qui fleuraient bon l’encens religieux

Aux temps nouveaux puant l’hallali

Le crime monstrueux des capitaux

A perdre plus qu’à gagner en une fois

Pleure donc puisque la révolte t’a abandonné

Pleure de honte et de lâcheté

June 24

ROUCOULEMENTS

Roucoulements

Au pays des maudits

La terre trahie, violée

De l’extérieur comme de l’intérieur

 

La mer bleue multiforme

Vestibule des saints sacrements

Lumière vive des guerriers blancs

Tout en haut parvenus

 

Le mal-être est constant

Le peuple à la dérive comme jamais

Cherchant vaille que vaille ses icones

Ayatollahs en transes !

 

Pays aride tantôt humide

Flots de toujours qui l’enserrent

Les cœlacanthes en voie d’extinction

La mer, mangeuse d’hommes

 

Ha ! Milles sabords

Je me veux à cent lieues d’ici

Mon gréement appareillé

Au solstice d’été, partir

 

 

Mon navire, celui des origines

Indomptable et insubmersible

Bravant la houle fiévreuse

Encore partir sans combattre !

 

Ma quête certes millénaire

Ne mène à nulle-part

Le monde tel que je rêve n’est pas

Au pays natal comme ailleurs

 

Allons, souquons ferme !

Iles et continents à éviter

A bannir de mon cervelet

Ombres rêches au tableau

 

Je veux appartenir à la lune

Les étoiles en guise d’angelets

Guides inamovibles

Vers des rêves impossibles


J’appartiens aux eaux

Troubles de tant à autre

Amnios mélancolique

D’une naissance assistée

 

J’appartiens au vent

Foudre cyclonique sans tempérance

Créant déluges et chaos

Sur des terres sans défense

 

Mon navire est magique

Il se fond dans la nature

Il est temps de fermer les onglets

A Dieu vat, ad vitam aeternam !

 


March 10

A ARMES EGALES

 

A armes inégales selon les perspectives de victoire

Au mieux me complaire dans cette vie absurde

Où jamais, non jamais rien ne tient !


Je vois l'horizon en flamèches bleuies

A mon illusion fatale d'exister pour de bon

Tant que les monstruosités ne seront pas légions

Epousant allégrement mes champs en friches


Ma peine s'en va en guerre poursuivre ceux qui s'en regalent

Amateurs obséquieux des coeurs éplorés et proches du suicide

Sur cette terre ardente où trop d'ombres enlaidissent le tableau


Je suis au rez de chaussée, les cîmes si peu accessibles

Mes lamentations d'enfant assurent mes arrières

Ils veulent encore me cajoler tandis que je rêve

D'un battement d'ailes libérateur pour un ciel méconnu.

January 12

Dans une nuit

Dans une nuit diluvienne

Hormis les amoureux retranchés

Dans la sombre odeur du sommeil

Je me jette dans les bras de l’inconnu

Le hasard pur se saisit de mon monde

Et affaiblit mes volontés endurcies

December 17

JE T'AI VU...

Je t’ai vu large d’épaules

Chaînon manquant

Justifier les inqualifiables abhorrés

Dans le lointain puisque j’y suis

Les tourbillons ancestraux refusés

Dans la calebasse de tous les alcools

Frelatés tout comme mes îles soumises

Murmure des vagues ankylosées

Mon corps déchu de sa grandeur

Génie de jadis au soleil pourpre du pays

Feuilletant les livres assassins des religions

Sans cesse renouvelés en croyances tenaces

Ma torpeur fugace enveloppée d’encens

Je t’ai encore vu frôlant la mort

Incertain quant à l’horreur de la vie

Barbes foisonnantes et livres de chevet

Bible déchiquetée, Coran éviscérée

L’holocauste divin en œuvre

Me donnant un sabre courbe

Fétiche des lendemains de justice  

Car enfin le jour tant voulu est là

Jugement dernier de nos actes infâmes

Pour trancher la corde des rituels sacrificiels

Qui perdurent malgré l’âge avancé et la raison trouvée

December 08

TOUJOURS

C'est l'heure par la présente

Le mal est fait

Creuse une tombe aride 

Froideur inconstante 

Os à périr, à pourrir

Mais tenaces tel la silice

Demain encore

Sonne la preuve 

Des jadis de l'existence

Automne scabreuse

l'histoire retracée

Archéologues en faction

Tolérance zéro

Pourtant l'âme s'est envolée

Pour le meilleur ou le pire

Paradis ou enfer

Nos désirs d'éternité

J'y vais pâle 

A petits pas feutrés 

L'inéluctable darde son venin

Il pleut des cordes 

Au dehors immobile

Ma réverence tirée

Enfin enfin

Bref instant de soupir

Ames en déliquescence 

Dans un brouillard incandescent

Flots de pensées

Flots d'egos en peine

Vestibule du renouveau

Encore se lancer 

A la rencontre d'un corps

Ventre éventrée

D'une mère omnipotente

Pousse, pousse à la sortie

Le soleil en reconnaissance

Piailler haut et fort

Je vis Oh oui!

La mort tapie en force

Qui tire allègre

Sans complaisance

Toi, moi, lui...

Qu'importe!

Le mal est fait 

La vie trépasse

Roses pourpres

En mon ciel envahissant

Insatiable, j'ai dit 

Reste que...

Une trace oécuménique

September 12

J'IRAIS...

Comme un bateau ivre
Au creux d'un océan sans fond
Dans le désespoir de trouver un rivage
Offrant un refuge plaisant
Pour calmer tumultes et amertumes
Avant de repartir au loin
Là-bas, vers un inconnu jamais bravé
Où seuls les plus téméraires peuvent un jour approcher
 
Comme un souffle suffisament précieux
Poussant à un affront imbécile
Dans une rage insensée de désirs inféodés
Reclamant la négation d'un monde sevré
Toutes voiles dehors,
Glissant sur des vents impétueux
De cyclones en ouragans et en typhons
 
Chercher quoi?
 
Un graal légendaire prisonnier d'un rêve récurrent
Où tous les impossibles se rencontrent
 
Ha! J'irais là où les hommes ne sont pas parvenus
Vers des célestes contrées
Où mon âme trouvera sa quintessence
Dans un océan de pensées et d'idées souveraines
Où la bassesse a été étrillée.
  
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July 05

JE SUIS COMME MORT

    

Je suis comme mort

Nu et violé sans tapage

Je suis comme mort

Inconscient et circonspect

Ma chair enlaidie par l’ailleurs

Je suis comme mort

Frappé et torturé par les miens

Fils primitifs du franc comorien

 

-H 145

 

Je nage à contre courants

Pour laver ce corps cadavérique

Ce corps qu’ils veulent me déposséder

La mer indienne m’illusionne

Ressac d’un corail omniprésent

Les boutres ont disparus

Mis au rebut par les Kwassa-Kwassas

Ces monstres marins cruels

Qui dévorent chaque nuit les miens

Encore esclaves de la blancheur

Noirs ébène ou cafés crème d’Arabie

Peu importe

A fond de cale pour un voyage incertain

Aux relents bleu blanc rouge

 

STP1345

 

Je suis comme mort

Et nul Dieu dans les parages

Pour absoudre mon âme

Je suis comme mort

L’arrache cœur est passé

Après m’avoir évidé

Je suis comme mort

Mon drapeau en lambeaux

Cisaillé par mes îles

 

 1COMORES

 

Vais-je un jour voir la lumière

En une aube orangée

Où les miens auraient été guéris

Lavés dans un bassin de magma

Ne portant plus les insignes de l’opprobre

Dans un déluge purement cyclonique

A la houle démentielle

Le muezzin  qui sonne le rappel

Le muezzin qui implore sa déité

Les djinns montant au haut ciel

Nous laissant entrevoir un soleil nouveau

Un soleil sans accusateurs

Un soleil sans victimes ?

 

MOSQUE 

 

Je suis comme mort

Mes rêves sans consistance

Drapés de sang-mêlées

Je suis comme mort

Et j’attends sagement

Le jour où les flots m’engloutiront

 

 

 

 

 

 

 

January 22

ARMES ET SANG MELES

Les portes sont closes

Les parois sont vides de beauté

Où est donc passé mon pays

Avili par la blanche noirceur ?

Ils ont été corrompus

Et d’aisance planent au dessus du peuple

Laissera-t-on encore les traîtres festoyer

Buvant de nos liqueurs goulûment ?

Il est temps de prendre la relève

Il est temps de leur dire Adieu

Armes et sang mêlés

Comme nos origines

Sac de nœuds inextricables

L’ivresse de la justice m’empoisonne

Si peu fiable est le peuple

Enraciné dans ces certitudes

Noyé par le poids des traditions

Si j’étais le serpent corrupteur !

Ne serait-il pas vain de m’humaniser 

Tandis que je promets le paradis

Mais n’offre que l’enfer ?

Oui ! Il est bien temps de leur dire Adieu

Armes et sang mêlés

Comme nos origines

Leurs cadavres en proie aux vautours

Tandis que les anges se détournent

Et que les Dieux exultent

Enfin heureux de nous voir conscients

Enfin vivants et combatifs.

October 08

COMME MORT OU RIEN

 

Dingue à n’en plus finir

Car fils de dingues en puissance

Très tôt converti

Cause toujours avec l'obscur

Sort un fusil qui crache

Des têtes explosent en sang

Formant un dégoût tangible

Bloc de sentiments destructeurs

Qui te désespèrent !

 

Va à fond déliter la surface

Le triptyque des vainqueurs

Valsant avec nos sentiments

Ces présidents îliens

De quel marché te rendent-ils dupe ?

Questionne et bouscule

Chaud comme la braise

Soufflant sur les tisons

La mort, hélas !

 

Te réveilleras-tu

Du long sommeil des sots ?

Purifieras-tu ta raison

A l’ombre d’un baobab contemplatif ?

Absout donc ces êtres vils

Et renoue d’avec la grâce

Tu étais le Comorien

Tu es les Comores

Debout, hautain et vengeur

 

September 21

LE SEIGNEUR HEROIQUE

 Retrouvez le livre de l'auteur comorien Fayalle Mohamed sur le site
May 18

COMME SI TU VOULAIS...

Comme si tu voulais me laisser partir
la-bas tout au loin, dans la ville de l'oubli 
Où ton visage enfin ne me hantera plus
où ton parfum de femme parfaite n'existera
que dans mes rêves désabusés où tu étais reine
 
Comme si tu voulais t'enfuir à jamais
pour ne plus voir ce visage d'homme
que tu maudis d'avoir connu et laissé envahir
d'un amour inescompté que non, non jamais
aucun autre homme ne pourrait te donner
 
Et quand bien même tu te réveillais
avec la même fièvre insatiaible 
envahissant ton coeur de fer
Pense oui! pense à ces jours anciens
où je m'étais mis à tes genous
Oui! mis tout nu devant toi
esclave de tes désirs insondables
sans rien à t'offrir de plus précieux
que mon coeur chaviré dans tes eaux impitoyables
Oui! repense bien à ces jours d'antant
où mes espoirs se fondaient d'avec les tiens
où mes voeux ensoleillés étaient emplis de toi
Aujourd'hui, je suis parti comme tu le désirais
Là-bas, rejoindre l'île des souffrances incarnées
Seul à seul avec mon coeur et mon amour fétri
tentant d'abrèger le temps pour quelques minutes à penser
à cette fin d'après-midi où mes lèvres étaient si proches des tiennes
Je suis bel et bien parti sans contrepartie
là où l'on ne revient point sans rejeter l'amante
gisante téméraire et résistante aux tréfonds de notre âme
là où mess rêves finiront par s'accrocher à quelque espoir
propre à un monde où vivre est si précieux.

May 12

BOLLYWOOD BOULEVARD

Et tout petit, je chantais: Jimmy Jimmy Aja aja, Jimmy Jimmy aja aja. Mon âme était toute à cet acteur insolent, beau, révolté et sûr de lui qui se déhanchait avec un sens équivoque du rythme. Il répétait à tout va: I am a disco dancer, i am a disco dancer. Strass et paillettes. Encore et encore: I am a disco dancer, i am a disco dancer pour plonger finalement dans une hymne à une déesse incommensurable de l'hindouisme: Krishna, Krishna ya mery rajabu o krisna o krishna. Encore un refrain copié sur des grands classiques occidentales mais l'effet, lui est là et soulève les masses populaires du tiers monde. Et ce monde de rêve, de musique, de danse, de luttes de classes explosait devant mes yeux d'enfant et je reprenais en coeur ces chansons à l'indienne, cette scnéique purement bollywoodien qui n'a point disparu quoique je n'en rafolle plus comme avant, conscient que cela ne vole pas au dessus d'un nid de coucou, seulement je me rememore ces temps passés avec ce acteur fétiche qui s'appele encore MITHUM CHAKRABORTY, ancien chimiste devenu star de Bollywood des années 80 pour finir oublier, noyé par la modernité incarnée par de nouveaux arrivants du cru et qui cassent la baraque et font la une dans certaines salles de cinéma européenn, notamment en Angleterre.
May 02

CRI D'UN JEUNE MAHORAIS

J'ai lu un poème écrit en mahorais et publié dans le journal KASKHAZI. Son poème m'a tellement ému que j'ai décidé de le retranscrire, certes à ma manière ici. J'espère ne pas avoir dénaturé son message qui témoigne de la destructuration des jeunes mahorais qui ne savent plus qui ils sont: Mahorais ou français ou comorien ou bien africain. Africain dans l'absolu et comorien dans l'âme, je dirais. Mais il y a cette part de nous qui a été francisé à tel point que beaucoup ne parlent plus qu'en langue française, comme moi puisque je me sens plus à l'aise avec la langue française qu'avec ma langue natale. Pourquoi, comment? C'est cela même la force d'une francophonie ménacée par la contre culture anglaise qui se veut devenir la LANGUE absolue.
Il s'appelle DAGO, il nous vient de Mayotte et son poème s'intitule "WASSI": NOUS
 

 

Nous voilà!

Nous voilà aujourd’hui

Et que nous dit-on ?

Nous agrippons

L'on nous agrippe

Nous tirons d’un côté

L'on nous tire de l’autre

Telle est notre histoire

 

A vil prix ou très cher,

Nous sommes pesés puis vendus

Destinée d’esclaves!

 

Portés hauts, suspendus

Notre route est sombre

 

J’ai crié!

Personne ne s’est retourné

 

L'on nous mixte, l'on nous métisse

Nous avons peur

L’obscurité est totale

Nous ne savons pas où ils nous conduisent

 

O Mahorais!

Répond donc à cet appel

Oui ! Hein ! Quoi ?

Silence…

 

 L'obscurité nous a envahi

Je ne vois rien

Nous n'arrivons pas à nous trouver

Obscurité totale

 

Comment suivre la voie des ancêtres

Guidés par les autres

Portés par les autres?

 

Parfum d’enclume

Parfum de mangrove

Portés hauts, envoûtés

 

O Mahorais!

Sonne le rappel

Sonne le rappel

Que l’on nous explique le pourquoi du comment

 

Silence…

Obscurité totale

Obscurité totale

Même le rappel a été banni

 

Attrapés, tirés, ficelés

Portés hauts puis suspendus

Sans broncher et en silence

Où est donc passée notre identité mahoraise ?

 

Que je sonne le rappel et qu’ils me jettent en prison

Que j’invective et qu’ils me licencient

 

Ce n’est pas moi, ce n’est pas toi.

 Meurs donc, meurs !

Toi qui cherche une identité perdue

Notre histoire, fierté d’un pays mort

 

Meurs donc, meurs !

Toi qui veut sonner le rappel des temps de jadis

 

Meurs !

Toi qui cherche la beauté des tam-tams et des tambours

Les chansons du coeur, douceurs et louanges

 

Meurs donc !

Puisque tu as choisi d’être Français

Puisque tu as une voiture et réclames la départementalisation

Puisque tu ne veux  pas te retourner lorsque l’on t’appelle

« Celui qui garde la calebasse, n’en boit pas l’eau » 

 

Qu’on la porte, qu’on l’amène, que l’on boit son eau

Que l’on suit le chemin pour enfin trouver notre devin

Que l’on joue du Djarou

Que l’on trouve enfin un remède

"Celui qui n’a pas d’histoire ne sait pas vivre"

 

Ô ancêtres, Ô ancêtres, Ô ancêtres

Nous vous réclamons un gomin

Pour qu’on les rejettent

Pour qu’ils nous répudient

 

Enfin libres

Entre nous

Juste nous.

Comprends-tu ? 


April 29

QUI SUIS-JE?

 

L'HOMO

 MAYANJUS

MAYANJUS

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DANS UN

SOUFFLE INOUÏ

Qui suis-je ?

Un flot d’images désolées

rampant vers d’horribles yeux

qui se juxtaposent tel un mirage translucide

au fond d’un désert chaotique

où apparaît soudainement une hacienda,

transfuge de mes rêves jamais envisagés

 

Qui suis-je ?

Une pâle noirceur surréaliste

qui peuple l’univers abasourdi

d’une horde de gens affolés

qui s’imaginent le monde

tel un flux et reflux de pensées iniques

pour leurs voisins aigris mais bien portants


TOHU BOHU

TOHU BOHU
Le terme n'est pas venu
Cimitières voire incinérateurs
Vole au haut du non soi
L'insconscience affirmée
Le non être justifié
Plus de pensée, plus de matière
Le néant poussiéreux
L'invivance du Dieu vivant et autoprocrée
Le tableau du maître se désemplit
d'un rêve capital
Une utopie dont les desseins
annihilent la conscience

VOILA, CA RECOMMENCE!
Je porte une plume désenchantée
guidée par le témoignage
Les lois ne sont plus magnanimes
La violence a été capitalisée
Etre ou ne pas ête, On s'en fout!
Nous ne sommes que marionnettes
au soleil brûlant de l'univers

LE VENT SE LEVE...

EH voilà, une erreur de manip et tout ce que j'avais écrit est parti en fumée. Comment alors retrouver les mots, les phrases que j'avais su bien choisir. Bref, c'est mort. Je parlais de poèsie, de ma poésie particulière et je ne sais...
Puis j'ai parlé de là-bas, comori, petit pays, petites îles perdues dans l'océan et ankylosées par des puissances infernales. J'ai parlé de ce poème, ci dessous, écrit juste avant de partir, de me délier de cette mer immense qui m'enfermait dans sa nasse.
Et me voilà, chez vous, non envieux mais prêt à apprendre car seuls l'apprentissage et la connaissance sont essentielles. Plus que l'amour, plus que la haine, plus que les guerres, plus que les jalousies, plus que les crimes avoués ou tus.
 

Le vent se lève

Comme il n'y a plus de fougères en mon pays

Je suis parti, sac de provisions au dos

vers les rivages temperés

chercher la connaissance et la raison

qui manquent tant en ma contrée

 

Le vent se lève

Comme il n'y a plus de fougères en mon pays

Ils m'ont accusé de toutes les vilainies

et m'ont confondus d'avec les sorciers et les démons

Pourtant, ne suis-je pas cette moitié d'homme

aussi peu parfaite qui leur ressemble

et qui doute et redoute leurs vérités ténébreuses

qu'ils assènent aux graines innocentes

qui de roses ne feront jamais fleurir

condamnés à pourrir sans éclore.

April 19

LE MIROIR AUX ALOUETTES

Lâche jusqu'aux confluents de l'âme

Flegme et puéril jusqu'à plus soif

Réclamer les chrysanthèmes lyophilisés

Abjectes de revendications sociales

Car le monde est mort dans l'humain

Implorant le passé et n'y trouvant que du blanc

Flou dans les vérités historiques, bon dans les racontars

La basse cour chevelée et confiante

Grognant de cris mélodieux et prospères

Malgré la putréfaction de leurs corps

Ils t'ont mis au haut du trône, envié par beaucoup

Encensé et porté en triomphe par une armée

Non! des fourmis suicidaires, soldats obéissants

Légiférant les ordres amorales de leur reine

Béatification! Oui, béatification et légèreté

Là-bas encore, dans la mort silencieuse

Faire refléter les couleurs gaies du miroir aux alouettes

Sanctifié par les religions monothéistes

April 04

J'Y SUIS ALLE, A MAORE

J'y suis allé à Maoré et je me suis perdu

dans des dédales incertains légitimés en loi iimmuable

Ils veulent la blancheur mais ne veulent point

se dévetir et porter les habits blancs

Ils veulent la liberté mains ne veulent point

se laisser bercer par les valeurs qui en découlent

 

j'y suis allé à Maoré et j'ai vu des bidonvilles

remplis de nègres éplorés et affamés

leurs parents avaient honni la blancheur

et ils se retrouvent esclaves à nouveau

dans un arrière goût de mythe occidental

où le paradis existe dans l'illusion capitaliste

 

J'y suis allé à Maoré et j'ai encore vu

le blanc régner hautain en maître

barricadé dans des enclaves

où seuls ses servants peuvent s'y promener

poursuivi par une horde de voleurs

échappées d'une mer houleuse et impétueuse

 

J'y suis allé à Maoré et j'ai vomi sur place

 tandis qu'on m'auscultait étrangement

Qui es-tu, homme d'aillleurs et d'ici

qui conteste ce monde fait par nos mères

ces chatouilleuses incultes qui n'on jamais connu

le verbe des nègres déportés ou assassinés

 

J'y suis allé à Maoré et j'ai enfin vu

des nègres en cravate et soit disant indépendants

porter au Blanc leurs valises de mendiant itinérant,

réclamant euros et urnes pré remplies

car là-bas, tout à côté, les élections ont commencé

 et légitimeront encore un soufifre.

February 10

ET ILS ONT..

ILS ONT PRIS MON REVE ET L'ONT ENCHAINE
AUX BORDS DU GRAND VOLCAN COMORIEN
ELLE VOIT CHAQUE JOUR CETTE BOUCHE MAJESTUEUSE
SE FISSURER ET S'ELARGIR ENCORE ET ENCORE
PROPULSANT AU LOIN SA FUMEE NAUSEABONDE
ET CHERCHANT A TOUT PRIX A LA GOBER
SANS EGARD AU RESTE DE LA POPULATION
 
ILS ME L'ONT PRIS AU PETIT MATIN
ELLE A CRIE MAIS ILS N'ONT RIEN VOULU SAVOIR
AU NOM DE LEURS CROYANCES SOUVERAINES
AU NOM DE LEUR DIGNITE FAMILIALE
JE M'EN VEUX DE N'AVOIR RIEN PU FAIRE
JE ME LAMENTE SI LOIN D'ELLE
SEUL TANDIS QU'ILS LA TUENT A PETIT FEU

DE QUOI CA CAUSE...

La question perfide du moment !

Voilà, je plonge dans une sorte de méandre lyrique sans présentation préalable.

De quoi ca peut causer ? 

Des versants sud, bien entendu !

Cela veut dire quoi ?

Un délire pur et simple du maître d'ouvrage en proie à des pulsations sudistes genre

" Que tiers-monde fusse à jamais denié sur les rivages du surrévétement et que ces corrupteurs ne fussent pas colonialistes mais eux même, viciés dans la haine du bien être de tous...".

On n'y reviendra.

Bref, une parole accusatrice, au plus près de la réalité.

"L'homme a toujours son destin entre ses mains, quoiqu'il en soit".

Le colon n'est pas à blâmer quoiqu'il ait sa part du malheur, une contribution flagrante. Cependant que le Noir, entraîné dans des lueurs nordistes se voit avec sa seule famille, pleins des richesses omnipotentes des grands de ce monde.

Alors, quoi ?

Rien de bien spécial !

T'as eu le malheur de venir découvrir ce blog, alors pourquoi pas l'aimer et le faire partager par la globalité malgré son discours à rebrousse poil limite poète irreverencieux !

 

HOP, ET VOILA ! Je ne peux pas m'en empêcher:

 

"LES BOUTS DES COMORES

RASSEMBLES DANS L'OPACITE DU COSMOS

LA PUISSANCE DE LA BLANCHEUR

EPUISEE PAR LE TEMPS

LA FIN D'UN VECU SOUTENU TROP LONGTEMPS

LA MORT D'UNE EPOQUE DEVENUE TROP PERVERSE"

 Un rêve de plus aux lendemains incertains quoique l'on n'en sait rien : les rêves les plus fous ne sont-ils pas les plus prompts à se réaliser ?


February 09

ADIEU ARMES JOINTES !

AUX PAYS IMPURS QUI FONT FLANCHER L'ISLAM
LE COMMANDEUR DES CROYANTS N'EST PLUS
NE RESTE PLUS QUE DES AMES IMCOMPRISES
ENSEMENCES PAR LA RACAILLE RELIGIEUSE
QUI LEUR LIVRE UN NOUVEAU MESSAGE
EMPLI D'UNE HAINE APPUYEE ET VIOLENTE
NE PLUS CHERCHER LES TROUBADOURS
QUI S'OSENT DANS LE DENIGREMENT DES DIEUX
ET DES PROPHETES SI INNOMBRABLES
MAIS TOUS CEUX QUI NE CROIENT PAS
LA-BAS AU NORD PUISSANT ET VIRIL
 
JE NE CROIS PLUS ET NE VEUX PLUS CROIRE
DIEU EST MORT FAUTE D'AVOIR VRAIMENT EXISTE
TUE PAR SES SOLDATS DE FEUX ET DE GUERRES
LES BUSH ET LES BEN LADEN
SI SOLIDAIRES POUR DISSOUDRE LE MONDE
LE LIVRER AUX FORCES DU CHAOS
CAR L'AVENIR EST BIEN A LUCIFER
 
IL EST BIEN LA LE DEMON MAL AIME
JE L'AI VU DU HAUT DE SON IMMATERIALITE
RESPLENDISSANT EN SON TRONE ENIGMATIQUE
NOURRI SI BIEN DES PENSEES HUMAINES
CONSPIRANT DE MEURTRES ET DE CARNAGES

 
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Caiçarawrote:
SECRET

La poèsie est incommunicable
Reste là tranquile dans ton coin.
N'aimes pas.

J'entends dire qu'il y a une fusillade
à la portée de notre corps.
Est-ce une révolution? L'amour?
Ne dis rien.

Tout est possible moi seul impossible
La mer déborde de poissons
Des hommes marchent sur la mer.
Comme s'ils allaient dans la rue.
Ne raconte pas.

Figures-toi qu'un ange de feu ai balayé la face du monde
et les hommes sacrifiés auraient demandé grâce.
Ne demande rien.

(Carlos Drummond de Andrade)
Brésil
Dec. 30
falamy enewrote:
Très beaux textes... Merci de nous les faire partager...
Mar. 15
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