A armes inégales selon les perspectives de victoire
Au mieux me complaire dans cette vie absurde
Où jamais, non jamais rien ne tient !
Je vois l'horizon en flamèches bleuies
A mon illusion fatale d'exister pour de bon
Tant que les monstruosités ne seront pas légions
Epousant allégrement mes champs en friches
Ma peine s'en va en guerre poursuivre ceux qui s'en regalent
Amateurs obséquieux des coeurs éplorés et proches du suicide
Sur cette terre ardente où trop d'ombres enlaidissent le tableau
Je suis au rez de chaussée, les cîmes si peu accessibles
Mes lamentations d'enfant assurent mes arrières
Ils veulent encore me cajoler tandis que je rêve
D'un battement d'ailes libérateur pour un ciel méconnu.