Roucoulements
Au pays des maudits
La terre trahie, violée
De l’extérieur comme de l’intérieur
La mer bleue multiforme
Vestibule des saints sacrements
Lumière vive des guerriers blancs
Tout en haut parvenus
Le mal-être est constant
Le peuple à la dérive comme jamais
Cherchant vaille que vaille ses icones
Ayatollahs en transes !
Pays aride tantôt humide
Flots de toujours qui l’enserrent
Les cœlacanthes en voie d’extinction
La mer, mangeuse d’hommes
Ha ! Milles sabords
Je me veux à cent lieues d’ici
Mon gréement appareillé
Au solstice d’été, partir
Mon navire, celui des origines
Indomptable et insubmersible
Bravant la houle fiévreuse
Encore partir sans combattre !
Ma quête certes millénaire
Ne mène à nulle-part
Le monde tel que je rêve n’est pas
Au pays natal comme ailleurs
Allons, souquons ferme !
Iles et continents à éviter
A bannir de mon cervelet
Ombres rêches au tableau
Je veux appartenir à la lune
Les étoiles en guise d’angelets
Guides inamovibles
Vers des rêves impossibles
J’appartiens aux eaux
Troubles de tant à autre
Amnios mélancolique
D’une naissance assistée
J’appartiens au vent
Foudre cyclonique sans tempérance
Créant déluges et chaos
Sur des terres sans défense
Mon navire est magique
Il se fond dans la nature
Il est temps de fermer les onglets
A Dieu vat, ad vitam aeternam !