falamy's profileMAYANJ AFRO DIT ISAACPhotosBlogListsMore Tools Help

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    November 20

    VOLUBILE

    Observe la nuit virevoltante

    Aux étoiles incandescentes

    Au haut ciel métamorphosé 

    Baigné irrésolument de quarks

    La saveur douce d’un temps hilare

    Où l’on campait dans une clairière

    L’oreille finement dressée

    Pour écouter contes et légendes

    D’une grand-mère assagie

    Nous, enfants ébahis

    Par ces héros d’un autre âge

    Notes belliqueuses

    Emmaillées d’amours impossibles

    Et de bravoures impensables

    A fleurir sans se lasser

    Ou à rejeter aux orties

    Imperméable aux délires des adultes

     Rêves de jeunesse qui naissent

    Puis meurent avec le temps

    Je voudrais bien être

    Un de ces astres évanescents

    Admiré, voué et prié

    En une fraction de seconde de vie

    Des désirs pleins la tête

    Récités fiévreusement 

    Dans une contemplation béate

    Je voudrais bien être

    Un de ses astres volubiles

    Qui fond dans l’espace-temps

    Paradant dans les nuées intemporelles

    Luminosité errante à l’infini

    Mais  je ne suis que chair et sang !

    Rien qu’un garçon frêle et pleurnichard

    Avide d’aventures et de tragédies homériques

    Un destin à apprivoiser

    Une monture pour les vastes plaines

    Vers les châteaux et les palais resplendissants


    June 25

    PLEURS

    Pleure homme libre à l’allure renfrognée

    Pleure ici-bas, loin de l’heureuse richesse

    Pleure sans regret les mondes de jadis

    Qui fleuraient bon l’encens religieux

    Aux temps nouveaux puant l’hallali

    Le crime monstrueux des capitaux

    A perdre plus qu’à gagner en une fois

    Pleure donc puisque la révolte t’a abandonné

    Pleure de honte et de lâcheté

    June 24

    ROUCOULEMENTS

    Roucoulements

    Au pays des maudits

    La terre trahie, violée

    De l’extérieur comme de l’intérieur

     

    La mer bleue multiforme

    Vestibule des saints sacrements

    Lumière vive des guerriers blancs

    Tout en haut parvenus

     

    Le mal-être est constant

    Le peuple à la dérive comme jamais

    Cherchant vaille que vaille ses icones

    Ayatollahs en transes !

     

    Pays aride tantôt humide

    Flots de toujours qui l’enserrent

    Les cœlacanthes en voie d’extinction

    La mer, mangeuse d’hommes

     

    Ha ! Milles sabords

    Je me veux à cent lieues d’ici

    Mon gréement appareillé

    Au solstice d’été, partir

     

     

    Mon navire, celui des origines

    Indomptable et insubmersible

    Bravant la houle fiévreuse

    Encore partir sans combattre !

     

    Ma quête certes millénaire

    Ne mène à nulle-part

    Le monde tel que je rêve n’est pas

    Au pays natal comme ailleurs

     

    Allons, souquons ferme !

    Iles et continents à éviter

    A bannir de mon cervelet

    Ombres rêches au tableau

     

    Je veux appartenir à la lune

    Les étoiles en guise d’angelets

    Guides inamovibles

    Vers des rêves impossibles


    J’appartiens aux eaux

    Troubles de tant à autre

    Amnios mélancolique

    D’une naissance assistée

     

    J’appartiens au vent

    Foudre cyclonique sans tempérance

    Créant déluges et chaos

    Sur des terres sans défense

     

    Mon navire est magique

    Il se fond dans la nature

    Il est temps de fermer les onglets

    A Dieu vat, ad vitam aeternam !

     


    March 10

    A ARMES EGALES

     

    A armes inégales selon les perspectives de victoire

    Au mieux me complaire dans cette vie absurde

    Où jamais, non jamais rien ne tient !


    Je vois l'horizon en flamèches bleuies

    A mon illusion fatale d'exister pour de bon

    Tant que les monstruosités ne seront pas légions

    Epousant allégrement mes champs en friches


    Ma peine s'en va en guerre poursuivre ceux qui s'en regalent

    Amateurs obséquieux des coeurs éplorés et proches du suicide

    Sur cette terre ardente où trop d'ombres enlaidissent le tableau


    Je suis au rez de chaussée, les cîmes si peu accessibles

    Mes lamentations d'enfant assurent mes arrières

    Ils veulent encore me cajoler tandis que je rêve

    D'un battement d'ailes libérateur pour un ciel méconnu.

    January 12

    Dans une nuit

    Dans une nuit diluvienne

    Hormis les amoureux retranchés

    Dans la sombre odeur du sommeil

    Je me jette dans les bras de l’inconnu

    Le hasard pur se saisit de mon monde

    Et affaiblit mes volontés endurcies

    December 17

    JE T'AI VU...

    Je t’ai vu large d’épaules

    Chaînon manquant

    Justifier les inqualifiables abhorrés

    Dans le lointain puisque j’y suis

    Les tourbillons ancestraux refusés

    Dans la calebasse de tous les alcools

    Frelatés tout comme mes îles soumises

    Murmure des vagues ankylosées

    Mon corps déchu de sa grandeur

    Génie de jadis au soleil pourpre du pays

    Feuilletant les livres assassins des religions

    Sans cesse renouvelés en croyances tenaces

    Ma torpeur fugace enveloppée d’encens

    Je t’ai encore vu frôlant la mort

    Incertain quant à l’horreur de la vie

    Barbes foisonnantes et livres de chevet

    Bible déchiquetée, Coran éviscérée

    L’holocauste divin en œuvre

    Me donnant un sabre courbe

    Fétiche des lendemains de justice  

    Car enfin le jour tant voulu est là

    Jugement dernier de nos actes infâmes

    Pour trancher la corde des rituels sacrificiels

    Qui perdurent malgré l’âge avancé et la raison trouvée

    December 08

    TOUJOURS

    C'est l'heure par la présente

    Le mal est fait

    Creuse une tombe aride 

    Froideur inconstante 

    Os à périr, à pourrir

    Mais tenaces tel la silice

    Demain encore

    Sonne la preuve 

    Des jadis de l'existence

    Automne scabreuse

    l'histoire retracée

    Archéologues en faction

    Tolérance zéro

    Pourtant l'âme s'est envolée

    Pour le meilleur ou le pire

    Paradis ou enfer

    Nos désirs d'éternité

    J'y vais pâle 

    A petits pas feutrés 

    L'inéluctable darde son venin

    Il pleut des cordes 

    Au dehors immobile

    Ma réverence tirée

    Enfin enfin

    Bref instant de soupir

    Ames en déliquescence 

    Dans un brouillard incandescent

    Flots de pensées

    Flots d'egos en peine

    Vestibule du renouveau

    Encore se lancer 

    A la rencontre d'un corps

    Ventre éventrée

    D'une mère omnipotente

    Pousse, pousse à la sortie

    Le soleil en reconnaissance

    Piailler haut et fort

    Je vis Oh oui!

    La mort tapie en force

    Qui tire allègre

    Sans complaisance

    Toi, moi, lui...

    Qu'importe!

    Le mal est fait 

    La vie trépasse

    Roses pourpres

    En mon ciel envahissant

    Insatiable, j'ai dit 

    Reste que...

    Une trace oécuménique

    September 12

    J'IRAIS...

    Comme un bateau ivre
    Au creux d'un océan sans fond
    Dans le désespoir de trouver un rivage
    Offrant un refuge plaisant
    Pour calmer tumultes et amertumes
    Avant de repartir au loin
    Là-bas, vers un inconnu jamais bravé
    Où seuls les plus téméraires peuvent un jour approcher
     
    Comme un souffle suffisament précieux
    Poussant à un affront imbécile
    Dans une rage insensée de désirs inféodés
    Reclamant la négation d'un monde sevré
    Toutes voiles dehors,
    Glissant sur des vents impétueux
    De cyclones en ouragans et en typhons
     
    Chercher quoi?
     
    Un graal légendaire prisonnier d'un rêve récurrent
    Où tous les impossibles se rencontrent
     
    Ha! J'irais là où les hommes ne sont pas parvenus
    Vers des célestes contrées
    Où mon âme trouvera sa quintessence
    Dans un océan de pensées et d'idées souveraines
    Où la bassesse a été étrillée.
      
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    July 05

    JE SUIS COMME MORT

        

    Je suis comme mort

    Nu et violé sans tapage

    Je suis comme mort

    Inconscient et circonspect

    Ma chair enlaidie par l’ailleurs

    Je suis comme mort

    Frappé et torturé par les miens

    Fils primitifs du franc comorien

     

    -H 145

     

    Je nage à contre courants

    Pour laver ce corps cadavérique

    Ce corps qu’ils veulent me déposséder

    La mer indienne m’illusionne

    Ressac d’un corail omniprésent

    Les boutres ont disparus

    Mis au rebut par les Kwassa-Kwassas

    Ces monstres marins cruels

    Qui dévorent chaque nuit les miens

    Encore esclaves de la blancheur

    Noirs ébène ou cafés crème d’Arabie

    Peu importe

    A fond de cale pour un voyage incertain

    Aux relents bleu blanc rouge

     

    STP1345

     

    Je suis comme mort

    Et nul Dieu dans les parages

    Pour absoudre mon âme

    Je suis comme mort

    L’arrache cœur est passé

    Après m’avoir évidé

    Je suis comme mort

    Mon drapeau en lambeaux

    Cisaillé par mes îles

     

     1COMORES

     

    Vais-je un jour voir la lumière

    En une aube orangée

    Où les miens auraient été guéris

    Lavés dans un bassin de magma

    Ne portant plus les insignes de l’opprobre

    Dans un déluge purement cyclonique

    A la houle démentielle

    Le muezzin  qui sonne le rappel

    Le muezzin qui implore sa déité

    Les djinns montant au haut ciel

    Nous laissant entrevoir un soleil nouveau

    Un soleil sans accusateurs

    Un soleil sans victimes ?

     

    MOSQUE 

     

    Je suis comme mort

    Mes rêves sans consistance

    Drapés de sang-mêlées

    Je suis comme mort

    Et j’attends sagement

    Le jour où les flots m’engloutiront

     

     

     

     

     

     

     

    January 22

    ARMES ET SANG MELES

    Les portes sont closes

    Les parois sont vides de beauté

    Où est donc passé mon pays

    Avili par la blanche noirceur ?

    Ils ont été corrompus

    Et d’aisance planent au dessus du peuple

    Laissera-t-on encore les traîtres festoyer

    Buvant de nos liqueurs goulûment ?

    Il est temps de prendre la relève

    Il est temps de leur dire Adieu

    Armes et sang mêlés

    Comme nos origines

    Sac de nœuds inextricables

    L’ivresse de la justice m’empoisonne

    Si peu fiable est le peuple

    Enraciné dans ces certitudes

    Noyé par le poids des traditions

    Si j’étais le serpent corrupteur !

    Ne serait-il pas vain de m’humaniser 

    Tandis que je promets le paradis

    Mais n’offre que l’enfer ?

    Oui ! Il est bien temps de leur dire Adieu

    Armes et sang mêlés

    Comme nos origines

    Leurs cadavres en proie aux vautours

    Tandis que les anges se détournent

    Et que les Dieux exultent

    Enfin heureux de nous voir conscients

    Enfin vivants et combatifs.

    October 08

    COMME MORT OU RIEN

     

    Dingue à n’en plus finir

    Car fils de dingues en puissance

    Très tôt converti

    Cause toujours avec l'obscur

    Sort un fusil qui crache

    Des têtes explosent en sang

    Formant un dégoût tangible

    Bloc de sentiments destructeurs

    Qui te désespèrent !

     

    Va à fond déliter la surface

    Le triptyque des vainqueurs

    Valsant avec nos sentiments

    Ces présidents îliens

    De quel marché te rendent-ils dupe ?

    Questionne et bouscule

    Chaud comme la braise

    Soufflant sur les tisons

    La mort, hélas !

     

    Te réveilleras-tu

    Du long sommeil des sots ?

    Purifieras-tu ta raison

    A l’ombre d’un baobab contemplatif ?

    Absout donc ces êtres vils

    Et renoue d’avec la grâce

    Tu étais le Comorien

    Tu es les Comores

    Debout, hautain et vengeur

     

    May 18

    COMME SI TU VOULAIS...

    Comme si tu voulais me laisser partir
    la-bas tout au loin, dans la ville de l'oubli 
    Où ton visage enfin ne me hantera plus
    où ton parfum de femme parfaite n'existera
    que dans mes rêves désabusés où tu étais reine
     
    Comme si tu voulais t'enfuir à jamais
    pour ne plus voir ce visage d'homme
    que tu maudis d'avoir connu et laissé envahir
    d'un amour inescompté que non, non jamais
    aucun autre homme ne pourrait te donner
     
    Et quand bien même tu te réveillais
    avec la même fièvre insatiaible 
    envahissant ton coeur de fer
    Pense oui! pense à ces jours anciens
    où je m'étais mis à tes genous
    Oui! mis tout nu devant toi
    esclave de tes désirs insondables
    sans rien à t'offrir de plus précieux
    que mon coeur chaviré dans tes eaux impitoyables
    Oui! repense bien à ces jours d'antant
    où mes espoirs se fondaient d'avec les tiens
    où mes voeux ensoleillés étaient emplis de toi
    Aujourd'hui, je suis parti comme tu le désirais
    Là-bas, rejoindre l'île des souffrances incarnées
    Seul à seul avec mon coeur et mon amour fétri
    tentant d'abrèger le temps pour quelques minutes à penser
    à cette fin d'après-midi où mes lèvres étaient si proches des tiennes
    Je suis bel et bien parti sans contrepartie
    là où l'on ne revient point sans rejeter l'amante
    gisante téméraire et résistante aux tréfonds de notre âme
    là où mess rêves finiront par s'accrocher à quelque espoir
    propre à un monde où vivre est si précieux.

    May 02

    CRI D'UN JEUNE MAHORAIS

    J'ai lu un poème écrit en mahorais et publié dans le journal KASKHAZI. Son poème m'a tellement ému que j'ai décidé de le retranscrire, certes à ma manière ici. J'espère ne pas avoir dénaturé son message qui témoigne de la destructuration des jeunes mahorais qui ne savent plus qui ils sont: Mahorais ou français ou comorien ou bien africain. Africain dans l'absolu et comorien dans l'âme, je dirais. Mais il y a cette part de nous qui a été francisé à tel point que beaucoup ne parlent plus qu'en langue française, comme moi puisque je me sens plus à l'aise avec la langue française qu'avec ma langue natale. Pourquoi, comment? C'est cela même la force d'une francophonie ménacée par la contre culture anglaise qui se veut devenir la LANGUE absolue.
    Il s'appelle DAGO, il nous vient de Mayotte et son poème s'intitule "WASSI": NOUS
     

     

    Nous voilà!

    Nous voilà aujourd’hui

    Et que nous dit-on ?

    Nous agrippons

    L'on nous agrippe

    Nous tirons d’un côté

    L'on nous tire de l’autre

    Telle est notre histoire

     

    A vil prix ou très cher,

    Nous sommes pesés puis vendus

    Destinée d’esclaves!

     

    Portés hauts, suspendus

    Notre route est sombre

     

    J’ai crié!

    Personne ne s’est retourné

     

    L'on nous mixte, l'on nous métisse

    Nous avons peur

    L’obscurité est totale

    Nous ne savons pas où ils nous conduisent

     

    O Mahorais!

    Répond donc à cet appel

    Oui ! Hein ! Quoi ?

    Silence…

     

     L'obscurité nous a envahi

    Je ne vois rien

    Nous n'arrivons pas à nous trouver

    Obscurité totale

     

    Comment suivre la voie des ancêtres

    Guidés par les autres

    Portés par les autres?

     

    Parfum d’enclume

    Parfum de mangrove

    Portés hauts, envoûtés

     

    O Mahorais!

    Sonne le rappel

    Sonne le rappel

    Que l’on nous explique le pourquoi du comment

     

    Silence…

    Obscurité totale

    Obscurité totale

    Même le rappel a été banni

     

    Attrapés, tirés, ficelés

    Portés hauts puis suspendus

    Sans broncher et en silence

    Où est donc passée notre identité mahoraise ?

     

    Que je sonne le rappel et qu’ils me jettent en prison

    Que j’invective et qu’ils me licencient

     

    Ce n’est pas moi, ce n’est pas toi.

     Meurs donc, meurs !

    Toi qui cherche une identité perdue

    Notre histoire, fierté d’un pays mort

     

    Meurs donc, meurs !

    Toi qui veut sonner le rappel des temps de jadis

     

    Meurs !

    Toi qui cherche la beauté des tam-tams et des tambours

    Les chansons du coeur, douceurs et louanges

     

    Meurs donc !

    Puisque tu as choisi d’être Français

    Puisque tu as une voiture et réclames la départementalisation

    Puisque tu ne veux  pas te retourner lorsque l’on t’appelle

    « Celui qui garde la calebasse, n’en boit pas l’eau » 

     

    Qu’on la porte, qu’on l’amène, que l’on boit son eau

    Que l’on suit le chemin pour enfin trouver notre devin

    Que l’on joue du Djarou

    Que l’on trouve enfin un remède

    "Celui qui n’a pas d’histoire ne sait pas vivre"

     

    Ô ancêtres, Ô ancêtres, Ô ancêtres

    Nous vous réclamons un gomin

    Pour qu’on les rejettent

    Pour qu’ils nous répudient

     

    Enfin libres

    Entre nous

    Juste nous.

    Comprends-tu ? 


    April 29

    QUI SUIS-JE?

     

    L'HOMO

     MAYANJUS

    MAYANJUS

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    DANS UN

    SOUFFLE INOUÏ

    Qui suis-je ?

    Un flot d’images désolées

    rampant vers d’horribles yeux

    qui se juxtaposent tel un mirage translucide

    au fond d’un désert chaotique

    où apparaît soudainement une hacienda,

    transfuge de mes rêves jamais envisagés

     

    Qui suis-je ?

    Une pâle noirceur surréaliste

    qui peuple l’univers abasourdi

    d’une horde de gens affolés

    qui s’imaginent le monde

    tel un flux et reflux de pensées iniques

    pour leurs voisins aigris mais bien portants


    TOHU BOHU

    TOHU BOHU
    Le terme n'est pas venu
    Cimitières voire incinérateurs
    Vole au haut du non soi
    L'insconscience affirmée
    Le non être justifié
    Plus de pensée, plus de matière
    Le néant poussiéreux
    L'invivance du Dieu vivant et autoprocrée
    Le tableau du maître se désemplit
    d'un rêve capital
    Une utopie dont les desseins
    annihilent la conscience

    VOILA, CA RECOMMENCE!
    Je porte une plume désenchantée
    guidée par le témoignage
    Les lois ne sont plus magnanimes
    La violence a été capitalisée
    Etre ou ne pas ête, On s'en fout!
    Nous ne sommes que marionnettes
    au soleil brûlant de l'univers

    April 20

    LE VENT SE LEVE...

    EH voilà, une erreur de manip et tout ce que j'avais écrit est parti en fumée. Comment alors retrouver les mots, les phrases que j'avais su bien choisir. Bref, c'est mort. Je parlais de poèsie, de ma poésie particulière et je ne sais...
    Puis j'ai parlé de là-bas, comori, petit pays, petites îles perdues dans l'océan et ankylosées par des puissances infernales. J'ai parlé de ce poème, ci dessous, écrit juste avant de partir, de me délier de cette mer immense qui m'enfermait dans sa nasse.
    Et me voilà, chez vous, non envieux mais prêt à apprendre car seuls l'apprentissage et la connaissance sont essentielles. Plus que l'amour, plus que la haine, plus que les guerres, plus que les jalousies, plus que les crimes avoués ou tus.
     

    Le vent se lève

    Comme il n'y a plus de fougères en mon pays

    Je suis parti, sac de provisions au dos

    vers les rivages temperés

    chercher la connaissance et la raison

    qui manquent tant en ma contrée

     

    Le vent se lève

    Comme il n'y a plus de fougères en mon pays

    Ils m'ont accusé de toutes les vilainies

    et m'ont confondus d'avec les sorciers et les démons

    Pourtant, ne suis-je pas cette moitié d'homme

    aussi peu parfaite qui leur ressemble

    et qui doute et redoute leurs vérités ténébreuses

    qu'ils assènent aux graines innocentes

    qui de roses ne feront jamais fleurir

    condamnés à pourrir sans éclore.

    April 19

    LE MIROIR AUX ALOUETTES

    Lâche jusqu'aux confluents de l'âme

    Flegme et puéril jusqu'à plus soif

    Réclamer les chrysanthèmes lyophilisés

    Abjectes de revendications sociales

    Car le monde est mort dans l'humain

    Implorant le passé et n'y trouvant que du blanc

    Flou dans les vérités historiques, bon dans les racontars

    La basse cour chevelée et confiante

    Grognant de cris mélodieux et prospères

    Malgré la putréfaction de leurs corps

    Ils t'ont mis au haut du trône, envié par beaucoup

    Encensé et porté en triomphe par une armée

    Non! des fourmis suicidaires, soldats obéissants

    Légiférant les ordres amorales de leur reine

    Béatification! Oui, béatification et légèreté

    Là-bas encore, dans la mort silencieuse

    Faire refléter les couleurs gaies du miroir aux alouettes

    Sanctifié par les religions monothéistes

    April 04

    J'Y SUIS ALLE, A MAORE

    J'y suis allé à Maoré et je me suis perdu

    dans des dédales incertains légitimés en loi iimmuable

    Ils veulent la blancheur mais ne veulent point

    se dévetir et porter les habits blancs

    Ils veulent la liberté mains ne veulent point

    se laisser bercer par les valeurs qui en découlent

     

    j'y suis allé à Maoré et j'ai vu des bidonvilles

    remplis de nègres éplorés et affamés

    leurs parents avaient honni la blancheur

    et ils se retrouvent esclaves à nouveau

    dans un arrière goût de mythe occidental

    où le paradis existe dans l'illusion capitaliste

     

    J'y suis allé à Maoré et j'ai encore vu

    le blanc régner hautain en maître

    barricadé dans des enclaves

    où seuls ses servants peuvent s'y promener

    poursuivi par une horde de voleurs

    échappées d'une mer houleuse et impétueuse

     

    J'y suis allé à Maoré et j'ai vomi sur place

     tandis qu'on m'auscultait étrangement

    Qui es-tu, homme d'aillleurs et d'ici

    qui conteste ce monde fait par nos mères

    ces chatouilleuses incultes qui n'on jamais connu

    le verbe des nègres déportés ou assassinés

     

    J'y suis allé à Maoré et j'ai enfin vu

    des nègres en cravate et soit disant indépendants

    porter au Blanc leurs valises de mendiant itinérant,

    réclamant euros et urnes pré remplies

    car là-bas, tout à côté, les élections ont commencé

     et légitimeront encore un soufifre.

    February 10

    ET ILS ONT..

    ILS ONT PRIS MON REVE ET L'ONT ENCHAINE
    AUX BORDS DU GRAND VOLCAN COMORIEN
    ELLE VOIT CHAQUE JOUR CETTE BOUCHE MAJESTUEUSE
    SE FISSURER ET S'ELARGIR ENCORE ET ENCORE
    PROPULSANT AU LOIN SA FUMEE NAUSEABONDE
    ET CHERCHANT A TOUT PRIX A LA GOBER
    SANS EGARD AU RESTE DE LA POPULATION
     
    ILS ME L'ONT PRIS AU PETIT MATIN
    ELLE A CRIE MAIS ILS N'ONT RIEN VOULU SAVOIR
    AU NOM DE LEURS CROYANCES SOUVERAINES
    AU NOM DE LEUR DIGNITE FAMILIALE
    JE M'EN VEUX DE N'AVOIR RIEN PU FAIRE
    JE ME LAMENTE SI LOIN D'ELLE
    SEUL TANDIS QU'ILS LA TUENT A PETIT FEU

    DE QUOI CA CAUSE...

    La question perfide du moment !

    Voilà, je plonge dans une sorte de méandre lyrique sans présentation préalable.

    De quoi ca peut causer ? 

    Des versants sud, bien entendu !

    Cela veut dire quoi ?

    Un délire pur et simple du maître d'ouvrage en proie à des pulsations sudistes genre

    " Que tiers-monde fusse à jamais denié sur les rivages du surrévétement et que ces corrupteurs ne fussent pas colonialistes mais eux même, viciés dans la haine du bien être de tous...".

    On n'y reviendra.

    Bref, une parole accusatrice, au plus près de la réalité.

    "L'homme a toujours son destin entre ses mains, quoiqu'il en soit".

    Le colon n'est pas à blâmer quoiqu'il ait sa part du malheur, une contribution flagrante. Cependant que le Noir, entraîné dans des lueurs nordistes se voit avec sa seule famille, pleins des richesses omnipotentes des grands de ce monde.

    Alors, quoi ?

    Rien de bien spécial !

    T'as eu le malheur de venir découvrir ce blog, alors pourquoi pas l'aimer et le faire partager par la globalité malgré son discours à rebrousse poil limite poète irreverencieux !

     

    HOP, ET VOILA ! Je ne peux pas m'en empêcher:

     

    "LES BOUTS DES COMORES

    RASSEMBLES DANS L'OPACITE DU COSMOS

    LA PUISSANCE DE LA BLANCHEUR

    EPUISEE PAR LE TEMPS

    LA FIN D'UN VECU SOUTENU TROP LONGTEMPS

    LA MORT D'UNE EPOQUE DEVENUE TROP PERVERSE"

     Un rêve de plus aux lendemains incertains quoique l'on n'en sait rien : les rêves les plus fous ne sont-ils pas les plus prompts à se réaliser ?