falamy's profileMAYANJ AFRO DIT ISAACPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 20 VOLUBILEObserve la nuit virevoltante Aux étoiles incandescentes Au haut ciel métamorphosé Baigné irrésolument de quarks La saveur douce d’un temps hilare Où l’on campait dans une clairière L’oreille finement dressée Pour écouter contes et légendes D’une grand-mère assagie Nous, enfants ébahis Par ces héros d’un autre âge Notes belliqueuses Emmaillées d’amours impossibles Et de bravoures impensables A fleurir sans se lasser Ou à rejeter aux orties Imperméable aux délires des adultes Rêves de jeunesse qui naissent Puis meurent avec le temps Je voudrais bien être Un de ces astres évanescents Admiré, voué et prié En une fraction de seconde de vie Des désirs pleins la tête Récités fiévreusement Dans une contemplation béate Je voudrais bien être Un de ses astres volubiles Qui fond dans l’espace-temps Paradant dans les nuées intemporelles Luminosité errante à l’infini Mais je ne suis que chair et sang ! Rien qu’un garçon frêle et pleurnichard Avide d’aventures et de tragédies homériques Un destin à apprivoiser Une monture pour les vastes plaines Vers les châteaux et les palais resplendissants June 25 PLEURS
June 24 ROUCOULEMENTS
March 10 A ARMES EGALES
January 12 Dans une nuitDans une nuit diluvienne Hormis les amoureux retranchés Dans la sombre odeur du sommeil Je me jette dans les bras de l’inconnu Le hasard pur se saisit de mon monde Et affaiblit mes volontés endurcies December 17 JE T'AI VU...
December 08 TOUJOURSC'est l'heure par la présente
Le mal est fait
Creuse une tombe aride
Froideur inconstante
Os à périr, à pourrir
Mais tenaces tel la silice
Demain encore
Sonne la preuve
Des jadis de l'existence
Automne scabreuse
l'histoire retracée
Archéologues en faction
Tolérance zéro
Pourtant l'âme s'est envolée
Pour le meilleur ou le pire
Paradis ou enfer
Nos désirs d'éternité
J'y vais pâle
A petits pas feutrés
L'inéluctable darde son venin
Il pleut des cordes
Au dehors immobile
Ma réverence tirée
Enfin enfin
Bref instant de soupir
Ames en déliquescence
Dans un brouillard incandescent
Flots de pensées
Flots d'egos en peine
Vestibule du renouveau
Encore se lancer
A la rencontre d'un corps
Ventre éventrée
D'une mère omnipotente
Pousse, pousse à la sortie
Le soleil en reconnaissance
Piailler haut et fort
Je vis Oh oui!
La mort tapie en force
Qui tire allègre
Sans complaisance
Toi, moi, lui...
Qu'importe!
Le mal est fait
La vie trépasse
Roses pourpres
En mon ciel envahissant
Insatiable, j'ai dit
Reste que...
Une trace oécuménique September 12 J'IRAIS...Comme un bateau ivre
Au creux d'un océan sans fond
Dans le désespoir de trouver un rivage
Offrant un refuge plaisant
Pour calmer tumultes et amertumes
Avant de repartir au loin
Là-bas, vers un inconnu jamais bravé
Où seuls les plus téméraires peuvent un jour approcher
Comme un souffle suffisament précieux
Poussant à un affront imbécile
Dans une rage insensée de désirs inféodés
Reclamant la négation d'un monde sevré
Toutes voiles dehors,
Glissant sur des vents impétueux
De cyclones en ouragans et en typhons
Chercher quoi?
Un graal légendaire prisonnier d'un rêve récurrent
Où tous les impossibles se rencontrent
Ha! J'irais là où les hommes ne sont pas parvenus
Vers des célestes contrées
Où mon âme trouvera sa quintessence
Dans un océan de pensées et d'idées souveraines
Où la bassesse a été étrillée. July 05 JE SUIS COMME MORT
January 22 ARMES ET SANG MELESLes portes sont closes Les parois sont vides de beauté Où est donc passé mon pays Avili par la blanche noirceur ? Ils ont été corrompus Et d’aisance planent au dessus du peuple Laissera-t-on encore les traîtres festoyer Buvant de nos liqueurs goulûment ? Il est temps de prendre la relève Il est temps de leur dire Adieu Armes et sang mêlés Comme nos origines Sac de nœuds inextricables L’ivresse de la justice m’empoisonne Si peu fiable est le peuple Enraciné dans ces certitudes Noyé par le poids des traditions Si j’étais le serpent corrupteur ! Ne serait-il pas vain de m’humaniser Tandis que je promets le paradis Mais n’offre que l’enfer ? Oui ! Il est bien temps de leur dire Adieu Armes et sang mêlés Comme nos origines Leurs cadavres en proie aux vautours Tandis que les anges se détournent Et que les Dieux exultent Enfin heureux de nous voir conscients Enfin vivants et combatifs. October 08 COMME MORT OU RIEN
Dingue à n’en plus finir Car fils de dingues en puissance Très tôt converti Cause toujours avec l'obscur Sort un fusil qui crache Des têtes explosent en sang Formant un dégoût tangible Bloc de sentiments destructeurs Qui te désespèrent !
Va à fond déliter la surface Le triptyque des vainqueurs Valsant avec nos sentiments Ces présidents îliens De quel marché te rendent-ils dupe ? Questionne et bouscule Chaud comme la braise Soufflant sur les tisons La mort, hélas !
Te réveilleras-tu Du long sommeil des sots ? Purifieras-tu ta raison A l’ombre d’un baobab contemplatif ? Absout donc ces êtres vils Et renoue d’avec la grâce Tu étais le Comorien Tu es les Comores Debout, hautain et vengeur
May 18 COMME SI TU VOULAIS...Comme si tu voulais me laisser partir
la-bas tout au loin, dans la ville de l'oubli Où ton visage enfin ne me hantera plus où ton parfum de femme parfaite n'existera que dans mes rêves désabusés où tu étais reine Comme si tu voulais t'enfuir à jamais
pour ne plus voir ce visage d'homme que tu maudis d'avoir connu et laissé envahir
d'un amour inescompté que non, non jamais
aucun autre homme ne pourrait te donner Et quand bien même tu te réveillais
avec la même fièvre insatiaible
envahissant ton coeur de fer
Pense oui! pense à ces jours anciens
où je m'étais mis à tes genous Oui! mis tout nu devant toi esclave de tes désirs insondables sans rien à t'offrir de plus précieux
que mon coeur chaviré dans tes eaux impitoyables Oui! repense bien à ces jours d'antant
où mes espoirs se fondaient d'avec les tiens où mes voeux ensoleillés étaient emplis de toi Aujourd'hui, je suis parti comme tu le désirais
Là-bas, rejoindre l'île des souffrances incarnées Seul à seul avec mon coeur et mon amour fétri tentant d'abrèger le temps pour quelques minutes à penser à cette fin d'après-midi où mes lèvres étaient si proches des tiennes Je suis bel et bien parti sans contrepartie là où l'on ne revient point sans rejeter l'amante gisante téméraire et résistante aux tréfonds de notre âme là où mess rêves finiront par s'accrocher à quelque espoir propre à un monde où vivre est si précieux. May 02 CRI D'UN JEUNE MAHORAISJ'ai lu un poème écrit en mahorais et publié dans le journal KASKHAZI. Son poème m'a tellement ému que j'ai décidé de le retranscrire, certes à ma manière ici. J'espère ne pas avoir dénaturé son message qui témoigne de la destructuration des jeunes mahorais qui ne savent plus qui ils sont: Mahorais ou français ou comorien ou bien africain. Africain dans l'absolu et comorien dans l'âme, je dirais. Mais il y a cette part de nous qui a été francisé à tel point que beaucoup ne parlent plus qu'en langue française, comme moi puisque je me sens plus à l'aise avec la langue française qu'avec ma langue natale. Pourquoi, comment? C'est cela même la force d'une francophonie ménacée par la contre culture anglaise qui se veut devenir la LANGUE absolue.
Il s'appelle DAGO, il nous vient de Mayotte et son poème s'intitule "WASSI": NOUS
Nous voilà! Nous voilà aujourd’hui Et que nous dit-on ? Nous agrippons L'on nous agrippe Nous tirons d’un côté L'on nous tire de l’autre Telle est notre histoire
A vil prix ou très cher, Nous sommes pesés puis vendus Destinée d’esclaves!
Portés hauts, suspendus Notre route est sombre
J’ai crié! Personne ne s’est retourné
L'on nous mixte, l'on nous métisse Nous avons peur L’obscurité est totale Nous ne savons pas où ils nous conduisent
O Mahorais! Répond donc à cet appel Oui ! Hein ! Quoi ? Silence…
L'obscurité nous a envahi Je ne vois rien Nous n'arrivons pas à nous trouver Obscurité totale
Comment suivre la voie des ancêtres Guidés par les autres Portés par les autres?
Parfum d’enclume Parfum de mangrove Portés hauts, envoûtés
O Mahorais! Sonne le rappel Sonne le rappel Que l’on nous explique le pourquoi du comment
Silence… Obscurité totale Obscurité totale Même le rappel a été banni
Attrapés, tirés, ficelés Portés hauts puis suspendus Sans broncher et en silence Où est donc passée notre identité mahoraise ?
Que je sonne le rappel et qu’ils me jettent en prison Que j’invective et qu’ils me licencient
Ce n’est pas moi, ce n’est pas toi. Meurs donc, meurs ! Toi qui cherche une identité perdue Notre histoire, fierté d’un pays mort
Meurs donc, meurs ! Toi qui veut sonner le rappel des temps de jadis
Meurs ! Toi qui cherche la beauté des tam-tams et des tambours Les chansons du coeur, douceurs et louanges
Meurs donc ! Puisque tu as choisi d’être Français Puisque tu as une voiture et réclames la départementalisation Puisque tu ne veux pas te retourner lorsque l’on t’appelle « Celui qui garde la calebasse, n’en boit pas l’eau »
Qu’on la porte, qu’on l’amène, que l’on boit son eau Que l’on suit le chemin pour enfin trouver notre devin Que l’on joue du Djarou Que l’on trouve enfin un remède "Celui qui n’a pas d’histoire ne sait pas vivre"
Ô ancêtres, Ô ancêtres, Ô ancêtres Nous vous réclamons un gomin Pour qu’on les rejettent Pour qu’ils nous répudient
Enfin libres Entre nous Juste nous. Comprends-tu ? April 29 QUI SUIS-JE?
L'HOMO MAYANJUS MAYANJUS +++++++++++++ DANS UN SOUFFLE INOUÏ Qui suis-je ? Un flot d’images désolées rampant vers d’horribles yeux qui se juxtaposent tel un mirage translucide au fond d’un désert chaotique où apparaît soudainement une hacienda, transfuge de mes rêves jamais envisagés
Qui suis-je ? Une pâle noirceur surréaliste qui peuple l’univers abasourdi d’une horde de gens affolés qui s’imaginent le monde tel un flux et reflux de pensées iniques pour leurs voisins aigris mais bien portants TOHU BOHUTOHU BOHU
Le terme n'est pas venu Cimitières voire incinérateurs Vole au haut du non soi L'insconscience affirmée Le non être justifié Plus de pensée, plus de matière Le néant poussiéreux L'invivance du Dieu vivant et autoprocrée Le tableau du maître se désemplit d'un rêve capital Une utopie dont les desseins annihilent la conscience VOILA, CA RECOMMENCE! April 20 LE VENT SE LEVE...EH voilà, une erreur de manip et tout ce que j'avais écrit est parti en fumée. Comment alors retrouver les mots, les phrases que j'avais su bien choisir. Bref, c'est mort. Je parlais de poèsie, de ma poésie particulière et je ne sais...
Puis j'ai parlé de là-bas, comori, petit pays, petites îles perdues dans l'océan et ankylosées par des puissances infernales. J'ai parlé de ce poème, ci dessous, écrit juste avant de partir, de me délier de cette mer immense qui m'enfermait dans sa nasse.
Et me voilà, chez vous, non envieux mais prêt à apprendre car seuls l'apprentissage et la connaissance sont essentielles. Plus que l'amour, plus que la haine, plus que les guerres, plus que les jalousies, plus que les crimes avoués ou tus.
Le vent se lève Comme il n'y a plus de fougères en mon pays Je suis parti, sac de provisions au dos vers les rivages temperés chercher la connaissance et la raison qui manquent tant en ma contrée
Le vent se lève Comme il n'y a plus de fougères en mon pays Ils m'ont accusé de toutes les vilainies et m'ont confondus d'avec les sorciers et les démons Pourtant, ne suis-je pas cette moitié d'homme aussi peu parfaite qui leur ressemble et qui doute et redoute leurs vérités ténébreuses qu'ils assènent aux graines innocentes qui de roses ne feront jamais fleurir condamnés à pourrir sans éclore. April 19 LE MIROIR AUX ALOUETTESLâche jusqu'aux confluents de l'âme Flegme et puéril jusqu'à plus soif Réclamer les chrysanthèmes lyophilisés Abjectes de revendications sociales Car le monde est mort dans l'humain Implorant le passé et n'y trouvant que du blanc Flou dans les vérités historiques, bon dans les racontars La basse cour chevelée et confiante Grognant de cris mélodieux et prospères Malgré la putréfaction de leurs corps Ils t'ont mis au haut du trône, envié par beaucoup Encensé et porté en triomphe par une armée Non! des fourmis suicidaires, soldats obéissants Légiférant les ordres amorales de leur reine Béatification! Oui, béatification et légèreté Là-bas encore, dans la mort silencieuse Faire refléter les couleurs gaies du miroir aux alouettes Sanctifié par les religions monothéistes April 04 J'Y SUIS ALLE, A MAOREJ'y suis allé à Maoré et je me suis perdu dans des dédales incertains légitimés en loi iimmuable Ils veulent la blancheur mais ne veulent point se dévetir et porter les habits blancs Ils veulent la liberté mains ne veulent point se laisser bercer par les valeurs qui en découlent
j'y suis allé à Maoré et j'ai vu des bidonvilles remplis de nègres éplorés et affamés leurs parents avaient honni la blancheur et ils se retrouvent esclaves à nouveau dans un arrière goût de mythe occidental où le paradis existe dans l'illusion capitaliste
J'y suis allé à Maoré et j'ai encore vu le blanc régner hautain en maître barricadé dans des enclaves où seuls ses servants peuvent s'y promener poursuivi par une horde de voleurs échappées d'une mer houleuse et impétueuse
J'y suis allé à Maoré et j'ai vomi sur place tandis qu'on m'auscultait étrangement Qui es-tu, homme d'aillleurs et d'ici qui conteste ce monde fait par nos mères ces chatouilleuses incultes qui n'on jamais connu le verbe des nègres déportés ou assassinés
J'y suis allé à Maoré et j'ai enfin vu des nègres en cravate et soit disant indépendants porter au Blanc leurs valises de mendiant itinérant, réclamant euros et urnes pré remplies car là-bas, tout à côté, les élections ont commencé et légitimeront encore un soufifre. February 10 ET ILS ONT..ILS ONT PRIS MON REVE ET L'ONT ENCHAINE
AUX BORDS DU GRAND VOLCAN COMORIEN
ELLE VOIT CHAQUE JOUR CETTE BOUCHE MAJESTUEUSE
SE FISSURER ET S'ELARGIR ENCORE ET ENCORE
PROPULSANT AU LOIN SA FUMEE NAUSEABONDE
ET CHERCHANT A TOUT PRIX A LA GOBER
SANS EGARD AU RESTE DE LA POPULATION
ILS ME L'ONT PRIS AU PETIT MATIN
ELLE A CRIE MAIS ILS N'ONT RIEN VOULU SAVOIR
AU NOM DE LEURS CROYANCES SOUVERAINES
AU NOM DE LEUR DIGNITE FAMILIALE
JE M'EN VEUX DE N'AVOIR RIEN PU FAIRE
JE ME LAMENTE SI LOIN D'ELLE
SEUL TANDIS QU'ILS LA TUENT A PETIT FEU DE QUOI CA CAUSE...La question perfide du moment ! Voilà, je plonge dans une sorte de méandre lyrique sans présentation préalable. De quoi ca peut causer ? Des versants sud, bien entendu ! Cela veut dire quoi ? Un délire pur et simple du maître d'ouvrage en proie à des pulsations sudistes genre " Que tiers-monde fusse à jamais denié sur les rivages du surrévétement et que ces corrupteurs ne fussent pas colonialistes mais eux même, viciés dans la haine du bien être de tous...". On n'y reviendra. Bref, une parole accusatrice, au plus près de la réalité. "L'homme a toujours son destin entre ses mains, quoiqu'il en soit". Le colon n'est pas à blâmer quoiqu'il ait sa part du malheur, une contribution flagrante. Cependant que le Noir, entraîné dans des lueurs nordistes se voit avec sa seule famille, pleins des richesses omnipotentes des grands de ce monde. Alors, quoi ? Rien de bien spécial ! T'as eu le malheur de venir découvrir ce blog, alors pourquoi pas l'aimer et le faire partager par la globalité malgré son discours à rebrousse poil limite poète irreverencieux !
HOP, ET VOILA ! Je ne peux pas m'en empêcher:
"LES BOUTS DES COMORES RASSEMBLES DANS L'OPACITE DU COSMOS LA PUISSANCE DE LA BLANCHEUR EPUISEE PAR LE TEMPS LA FIN D'UN VECU SOUTENU TROP LONGTEMPS LA MORT D'UNE EPOQUE DEVENUE TROP PERVERSE" Un rêve de plus aux lendemains incertains quoique l'on n'en sait rien : les rêves les plus fous ne sont-ils pas les plus prompts à se réaliser ? |
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